
Planter pour lutter contre le changement climatique : retour d’expérience après le camp de reboisement de Kani en Afrique
La jeunesse passe à l’action pour le climat, avec 35 236 arbres plantés !
La période estivale est propice au repos, à la détente ou à l’action. Certains l’ont bien compris, en consacrant une partie de leur temps comme bénévoles au Camp international de reboisement de Kani, en Côte d’Ivoire, organisé par la Fondation Cœur Vert du 18 au 25 juillet 2026.
C’est un engagement sur la durée pour certains, une découverte pour d’autres. Dans les deux cas, on revient un peu différent, transformé par l’expérience.
Une semaine intense au service du reboisement
À Kani, dans le nord de la Côte d’Ivoire, le reboisement répond à un enjeu environnemental concret. La région est confrontée à la dégradation des terres, à la pression sur les ressources naturelles et aux effets croissants du changement climatique. La perte du couvert végétal fragilise les sols, réduit leur capacité à retenir l’eau et contribue à accentuer la vulnérabilité des populations rurales.
Pendant une semaine, les bénévoles ont donc quitté les grands discours pour mettre les mains dans la terre, se confronter à la réalité. Encadrés par les services des Eaux et Forêts et la SODEFOR la société de développement des forêts (une structure publique), ils ont participé aux différentes étapes du planting dans la forêt classée de Kani Bandama-Rouge. Au total, 35 236 arbres ont été plantés : 21 000 baobabs, 7 047 gmelinas, 5 075 cédrelas et 2 114 tecks, sur 88 hectares.
Cette action s’inscrit dans une ambition plus large : restaurer les écosystèmes et contribuer à la lutte contre la désertification. La Grande Muraille Verte africaine porte précisément cette vision : restaurer les terres dégradées, renforcer la résilience des populations face au changement climatique et favoriser des paysages plus vivants et productifs. L’initiative concerne aujourd’hui une mosaïque de territoires et de pratiques, bien au-delà de l’image symbolique d’une simple ligne d’arbres.

Apprendre à vivre et à agir ensemble
Mais le camp de Kani ne se résume pas à un bilan de plantation. C’est aussi une expérience humaine.
Cette année, 213 participants ont pris part à l’aventure, parmi lesquels 163 jeunes bénévoles de la Fondation Coeur Vert venus de différents pays (14 nationalités) et 50 membres de l’association des Jeunes de Kani. Les bénévoles ont travaillé main dans la main avec les autorités administratives, les chefs traditionnels, les associations et les acteurs techniques du territoire.
Le thème choisi pour cette édition, « Servons la nature avec un cœur pur et reconnaissant », résume bien l’esprit du camp : agir pour la nature, mais aussi apprendre à agir ensemble.
Les journées de travail, les repas partagés, les échanges avec les habitants, les moments de convivialité et les temps de réflexion ont créé une véritable dynamique de fraternité. La plantation devient alors un langage commun : chacun arrive avec son histoire, sa culture et ses habitudes, mais tous se retrouvent autour d’un même geste, simple et essentiel : planter

Et maintenant ? Faire grandir les arbres… et les consciences
Le bilan est encourageant, mais il rappelle aussi une évidence : planter ne suffit pas.
Comme l’a souligné Ody-Marc Duclos , vice-président de la Fondation Coeur Vert, lors de la clôture, un arbre planté ne constitue une véritable victoire que s’il grandit et s’enracine durablement. La protection des jeunes plants, leur suivi, le remplacement des sujets fragiles et la prévention des feux de brousse ou des dégâts liés au bétail seront donc essentiels dans les prochaines années.
C’est aussi là que prend tout son sens l’écocitoyenneté. Elle ne consiste pas seulement à participer ponctuellement à une opération de plantation, mais à comprendre que chacun peut devenir acteur de la préservation du vivant, sur la durée.
Kani 2026 laisse ainsi une double promesse : celle d’une forêt qui pourra progressivement reprendre racine, et celle d’une jeunesse qui a découvert que l’action collective peut réellement faire bouger les lignes.
Rendez-vous est déjà pris pour la suite. En 2027 et au-delà, le défi sera de poursuivre les plantations, mais surtout de protéger ce qui aura été planté.
La presse a salué l’initiative :
En savoir plus sur cette aventure humaine et écologique : https://www.fondationcoeurvert.org/




